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Gaffe aux vitamines de synthèse

Les rayons des supermarchés regorgent de vitamines destinées, nous dit-on, a retrouver la santé. Attention ! Il s’agit le plus souvent de vitamines de synthèse dont les effets peuvent être inverses à ceux recherchés. Privilégiez toujours les vitamines naturelles.

Vous êtes carencé en vitamines et vous vous apprêtez à acheter des vitamines en pharmacie ou en supermarché ? Attention : il ne faudrait pas confondre les vitamines d’origine naturelle (présentes dans les aliments) et les vitamines de synthèse élaborées par l’industrie.
Si la formule chimique des molécules est identique, leur structure spatiale diffère largement. Les vitamines naturelles sont toutes lévogyres (par de panique cela veut seulement dire que ces molécules dévient la lumière polarisée à gauche) alors que les molécules de synthèse sont un assemblage de molécules lévogyres et dextrogyres (elles dévient la lumière polarisée à droite).

 

Des effets inverses à ceux recherchés

Pour simplifier, on pourrait dire que les molécules de synthèse ne tournent pas dans le bon sens devant les récepteurs cellulaires. Du même coup, ces molécules artificielles peuvent avoir des effets inverses à ceux recherchés.

Une étude publiée dans The Lancet en 2004, portant sur 170 000 personnes, montre que des antioxydants de synthèse (vit. A, C, E + sélénium) ne protègent pas contre le cancer mais plus encore que leur association avec du bêta-carotène de synthèse augmente le risque de mortalité.

Attention, de nombreux produits (biscuits, céréales…) sont enrichis en vitamines… de synthèse.
La molécule de proline (un acide aminé) sous forme naturelle est un reconstituant cellulaire ; la forme synthétique de proline, d’orientation inverse, est un puissant neurotoxique.
« Deux clés qui ont la même forme mais simplement avec un dessin inversé comme par effet miroir, n’ouvrent pas la même serrure », explique le docteur Christian Tai Schaller dans ses éditions Vivez Soleil.

 

Mal assimilée par l’homme
Par ailleurs, il y a un monde entre une vitamine élaborée avec ses cofacteurs (oligoéléments, enzymes, minéraux…) et une vitamine de synthèse qui en est dépourvue et qui est élaborée en quelques secondes en usine. Un nutriment de synthèse ne se présente au système d’assimilation humain ni avec son support vivant d’origine ni avec ses nécessaires cofacteurs. Certains experts avancent en effet que les vitamines en général ne sont pas des substances isolées mais fonctionnent plutôt comme des complexes nutritifs élaborés.

 

Si vous êtes carencé ou si vous craignez des carences en vitamines, fuyez les vitamines de synthèse pour privilégier les vitamines d’origine naturelle : poudre d’ortie, spiruline, acérola, huile de poisson, germes de céréales, pollen…
Attention hyperdosage
Les dosages de ces vitamines de synthèse sont d’ailleurs très souvent élevés pour compenser leur pauvre degré d’assimilation par l’organisme. Ces hyperdosages peuvent aboutir à provoquer des désé- quilibres, épuisant l’organisme dans ses capacités enzymatiques et dans ses réserves en oligo-éléments.
Malgré les affirmations de l’industrie pharmaceutique et des géants de l’agroalimentaire, il devient de plus en plus difficile d’affirmer que les vitamines de synthèse ont le même effet que leurs analogues naturelles. Ces molécules artificielles sont des éléments étrangers souvent indésirables. Le corps s’efforce de les éliminer au plus vite à condition que ses systèmes de défense et d’épuration le lui permettent.

 

Du simple bon sens
Ces vitamines peuvent entraîner des maladies type hépatites vitaminiques par surmenage du foie, provoquer des fractures métaboliques par disproportion d’un élément par rapport à l’autre.
Une fois encore, on s’en référera alors au simple bon sens et à la mesure pour répondre aux besoins de notre organisme et être en bonne santé. « La vie est une symphonie, la partition se joue sans faute sous la baguette feutrée de l’invisible », explique Robert Masson. « Il ne faut pas mettre un amplificateur ni au violon ni à la contrebasse sinon la symphonie se rompt et la cacophonie s’installe ». Belle image que nous reprenons à notre compte.

 

Celles qu’on trouve dans l’alimentation
Les vitamines naturelles sont celles que l’on retrouve dans l’alimentation ; sans oublier que les vitamines sont plus nombreuses dans les aliments issus de l’agriculture biologique que dans ceux issus de l’agriculture intensive. La teneur des aliments en vitamines varie en fonction du mode de culture, en fonction des sols, du stockage etc.
Les aliments naturels n’apportent pas les doses maximums pathogènes mais les doses optimums vitalogènes

Vitamines de synthèse danger !

Les risques liés aux vitamines de synthèse peuvent être résumés ainsi explique Yves Cassard dans son ouvrage « le corps humain » . Il s’en réfère notamment aux travaux du Professeur Joseph Leriche et à son ouvrage Cancérologie *.

Vitamine C de synthèse : déminéralisation par effet diurétique, acidification de l’organisme, oxydation du fer.

Vitamine B1 de synthèse : crises d’asthme et divers types d’allergies.

• Vitamine B2 de synthèse : crises d’allergies graves comme des chocs anaphylactiques (réactions allergiques pouvant conduire au décès).

Vitamine B3 de synthèse : des « flushs » et des bouffées de chaleur, des cas d’hypotension (l’association avec l’aspirine peut aggraver ces effets nocifs), douleurs de poitrine, hypoglycémie, douleurs musculaires, troubles de la coagulation du sang.

Vitamine B5 de synthèse : chocs anaphylactiques (rares), eczéma de contact avec des crèmes contenant de la B5.

Vitamine B6 de synthèse : troubles neurologiques avec fourmillement des extrémités, vertiges, céphalées, troubles de la mémoire, lésions cutanées, acné, chocs allergiques.

Vitamine B8 de synthèse : risque d’allergies.

Vitamine B9 de synthèse : augmente le risque de cancer notamment du côlon, du sein et de la prostate.

Vitamine B12 de synthèse : accident vasculaire cérébral et angine de poitrine.

Vitamine E de synthèse : survenue de cancers de la prostate et une plus grande mortalité. ■

* Joseph Leriche. Cancérologie. Facteurs étiologiques, états cancéreux, précancéreux, diagnostic biologique, les glandes endocrines et autres organes et les cancers, les corps chimiques et les cancers, le traitement chimio-glandulaire. Ed. Maloine. 1948.


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