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Il nous faut des protéines

Une alimentation restrictive ou incomplète en protéines peut entraîner l’apparition de maladies infectieuses (fragilité immunitaire), de la fatigue ou encore de la déminéralisation osseuse (ostéoporose). Les protéines sont indissociables de la construction du vivant.

Si les protéines font débat (les végétaliens réfutent les protéines animales), leur nécessité n’est jamais remise en cause. Les protéines représentent 12 à 18 % de notre masse corporelle. Matériaux de base de la construction du corps, elles servent à l’élaboration des muscles, des hormones, des anticorps, des enzymes, du collagène, de l’élastine, de la kératine… et, finalement, à tous les tissus et sécrétions organiques. C’est pourquoi, une alimentation restrictive ou incomplète en protéines peut entraîner l’apparition de maladies infectieuses (fragilité immunitaire), de la fatigue ou encore de la déminéralisation osseuse (ostéoporose). Les protéines sont indissociables de la construction du vivant.

Cependant, à vrai dire, nos besoins dépendent de notre poids, notre sexe, et des activités physiques que nous développons. Dans un rapport publié en 2012, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) indique que, pour être en bonne santé, un adulte doit ingérer 0,83 g de protéines par kilo de poids corporel et par jour. Ce ratio est augmenté pour les adultes sportifs, les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants, les nourrissons, les adolescents.
Un adulte de 70 kg aura donc besoin, approximativement de 70 g de protéines par jour. Le même adulte en surpoids n’augmentera pas sa ration de protéines alimentaires : la masse graisseuse n’a pas besoin de protéines pour se constituer.

La « bonne » dose de protéines

Certains aliments sont riches en protéines. La viande, le poisson, les œufs, les fruits de mer… par exemple, en contiennent environ 20 % (1/5e). Aussi pour obtenir 70 grammes de protéines, il conviendra d’absorber cinq fois plus de ces aliments soit 350 grammes…

Les aliments protéiques pourront être répartis au cours des trois repas principaux.
À titre d’exemple, une femme de 50 kg pourra prendre un œuf le matin (50 grammes), un petit steak de 100 grammes à midi, quelques fruits de mer le soir (100 grammes). Elle aura ainsi sa ration de 250 grammes d’aliments protéiques (correspondant à 50 g de protéines).

Nous ne saurions trop insister sur le fait que les protéines doivent être prises à chaque repas. En effet, l’organisme est incapable de les stocker. Il utilise ce dont il a besoin et ne fait pas de réserves.
Ainsi, il est illusoire de penser que nos besoins de la journée sont satisfaits parce que nous avons mangé 300 g de viande ou poisson le midi. Cet apport massif en protéines n’a conduit qu’à fatiguer votre organisme, lequel a dû gérer l’excès. D’ailleurs si les protéines sont indispensables, leur consommation excessive est préjudiciable à la santé. L’excès engendre une production trop importante d’urée et d’acide urique. Le rein fatigue, incapable de tout éliminer. Les déchets s’accumulent alors dans le sang et peuvent produire des calculs rénaux ou biliaires ou encore des douleurs articulaires.■

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